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Vivre le Katsugen Undo. Lâcher-prise!

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14 avril 2015

AVERTISSEMENT

"On est pas là pour dire la vérité; plus vous direz, plus vous mentirez." 

Cher Vous-même, veuillez vous frotter les yeux et lire ce texte à voix haute en vous bouchant les oreilles avant d'entrer ici sans vous essuyer les pieds:

     " Je soussigné(e) moi-même, qui suis présentement en train de lire ces lignes, reconnaît n'avoir été contraint(e) par rien ni  personne à continuer la lecture de ce texte, ni de la vidéo qui l’accompagne peut-être. Dans la mesure où j’ai des doigts sur lesquels je reconnais exercer un certain contrôle, je peux à tout moment -de  mon plein gré- cliquer sur la souris de mon ordinateur pour renvoyer ce  message au non-être d'où il vient.
      Par  conséquent, j'assume la pleine responsabilité de mes réactions  suscitées par les propos –quels qu’ils soient- qui suivent et n'incriminerai en rien son auteur présumé (qui d'ailleurs n'en vaut pas la peine). Comme dit la blanche  colombe en mangeant des Corn Flakes bio: "Le train de l'infinie connerie contenue dans la bave du crapaud moisi roule sur les rails de mon indifférence immaculée... Amen !"  

A bon entendeur, si, pour quelques raisons que ce soient, vous vous sentez indisposé par mes propos, je vous encourage vivement à passer votre chemin sans accorder la moindre attention supplémentaire à mes basses œuvres ; et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes…

"On croit toujours que c'est l'autre qui nous gêne, mais en fait c'est chacun qui se dérange soi-même!" Virgil

"Dés qu'on touche au second degré, on fait de la peine aux imbéciles du premier." Pierre Desproges.

Bon Vent ! :)

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13 avril 2015

L’intelligence spontanée du corps et L’expérience brute du « lâcher-prise »

 

L'intelligence dynamique du corps (questions/réponses) 

« L’organisme humain est on ne peut plus harmonieux, il est en parfaite harmonie avec le monde qui l’entoure. Mais en voulant imposer l’idée artificielle de « l’harmonie » tel que nous l’imaginons, nous détruisons l’harmonie préexistante qui est déjà à l’œuvre en nous comme partout. »

Il n’y a rien de plus beau qu’une friche…

Prélude : Plaidoyer pour la "santé  automatique" ! 

   Haruchika Noguchi lui-même prétendait combattre cette tendance humaine à édifier des recettes toutes faites censées apporter « bonheur » et « santé ». Pour lui tous ces modes d’emploi, ces techniques, ces méthodes prêt-à-porter –si on s’y tient- ne font qu’émousser et dénaturer la remarquable sensibilité humaine en contrariant l’harmonieux fonctionnement naturel de l’organisme. Inutile d’essayer de se substituer à la sagesse automatique du corps : l’organisme trouve très bien par lui-même ce qui lui convient quand on lui en laisse la possibilité… S’il s’était contenté de rester fidèle à ce message, mes textes n’auraient jamais vu le jour. Je me serais contenté d’acquiescer.

   Voici des textes relatant mon expérience du katsugen undo (de l’expérience déroutante du « lâcher-prise »), exposant ma vision des choses et mon rapport au « noguchisme » dont je critique la tendance à verser dans le « comment vivre » au nom même de la sagesse innée du corps –ce qui me semble incompatible.    

   Ces mots s’adressent à tout le monde : heureusement il n’y a nullement besoin d’être un soi-disant « spécialiste » du lâcher-prise (du katsugen undo) pour lire ces textes : si l’intelligence spontanée du corps vous interpelle, ces écrits peuvent être une entrée en matière. Si le terme « katsugen undo » comme les noms « Tsuda » et « Noguchi » que vous allez rencontrer ici ne vous disent rien cela n’a aucune importance, c’est même une chance !

   Prenez dans ces lignes tout ce qu’il vous plaira et jetez le reste à la poubelle ! Ce ne sont que des mots… Des mots gratuits et anonymes qui ne demandent aucunement à ce qu’on soit d’accord avec ce qu’ils racontent, des mots qui désormais vous appartiennent autant qu’à moi.

  Rien ne vous oblige à respecter « l'ordre » de présentation de ces textes. Naviguez à votre gré.                                                                                                                                                     

                                                                                                                        Bonne lecture et bon vent!

Sommaire (en cliquant sur le titre vous allez directement à l'article; tous les textes sont antidatés) :

1. Comment j'ai découvert spontanément le "lâcher-prise" (Le Mouvement de la Source / Katsugen undo)

2. Le Mouvement de la Source / Katsugen Undo, qu'est-ce que c'est?

3. L’expérience brute du « lâcher-prise » (katsugen undo), mode d’emploi?

4. Bien traduire "Katsugen Undo"?

4 bis.Toute compréhension de la Spontanéité du Vivant( katsugen undo) est « fausse »

5. La "pratique du mouvement régénérateur" est un mythe

6.Pour désenliser le "Katsugen Undo" de l'influence Itsuo Tsuda et Haruchika Noguchi

7. Le corps est sans pourquoi. Le corps est sans parce que. suivi de: "à l'écart du noguchisme"

8. "Sans connaissance, sans but, sans technique"?

9. Accepter sa solitude (éloge de l'autonomie de soi et de l'autre: "se nommer soi-même")

10. Résumé concis de ma critique de l'approche du "mouvement régénérateur"

11. Le noguchisme expliqué aux non-initiés

12. A l'écart du "Bonheur"

Post Scriptum: Réponses variées aux esprits courroucés

Appendice 1 : Echanges avec Bruno GARNERO et ses assesseurs (et autres dommages collatéraux)

Appendice 2: Echanges avec un "Penn Kalet"!

Éloge de l'immense philanthrope Bruno Garnero! (BAS LES MASQUES!)

Conclusion? Une histoire de savons glissants et de fosse sceptique

L'étrange phénomène de "l'empreinte" : pourquoi les « pratiquants du mouvement régénérateur » parlent-ils chinois tout en copiant des japonais ?

Déconstruction totale de "la pratique du mouvement régénérateur" et du "noguchisme"

Vivre le Katsugen Undo à l' écart du "noguchisme"

Une alternative et une critique de l'approche de Haruchika Noguchi et Itsuo Tsuda

 

 

13 avril 2015

1. Comment j'ai découvert spontanément le "lâcher-prise" (Le Mouvement de la Source / Katsugen undo)

    J'avais la vingtaine, je me sentais à l'étroit dans mon corps cuirassé "d'athlète de haut niveau", je sentais gronder en moi une grande insatisfaction malgré mon caractère plutôt content et joyeux. Bref, je ne savais pas quoi foutre de ma peau... Et je commençais à lire des bouquins de "développement personnel"; cependant sans être jamais convaincu par toutes les méthodes et les conseils proposés... Mal barré le mec mais pas paumé. Car je n’ai jamais perdu ma boussole intérieure :

   J’avais une chose en moi qui me disait « pourquoi diable nous autres les humains devrions-nous être obligés de faire tous ces trucs bizarres pour être bien dans notre peau alors que les animaux vivent très bien sans ça !? ».  La spiritualité,  la religion, la psychologie, la mélasse du marché du bien-être, etc… D’instinct je me suis toujours méfié de ces pratiques proprement humaines… Dire que je ne m’y suis jamais intéressé serait mentir ; mais mon intérêt pour ces bizarreries humaines n’a jamais dépassé l’intérêt livresque : je ne suis jamais passé à l’action, je ne me suis jamais converti à aucune pratique de « réalisation de soi » ou une quelconque méthode de santé. « Bizarres, vous avez dit bizarres, comme c’est bizarre. »…

       Une seule fois je me suis essayé à un « truc »: un jour je décidai de m'essayer à la méditation. L'auteur dont je ne me rappelle plus le nom parlait d'un léger balancement pendant la méditation. Cela me parlait parce que j'observais souvent ce balancement chez mon chat quand il se tenait assis. Alors, bien décidé à éprouver ce balancement qui m'évoquait la quiétude féline, je m'installai cérémonieusement sur un tapis d’orient les jambes en tailleur, fermai les yeux et respirai tranquillement. Le balancement en question ne se fit pas longtemps attendre. Le livre disait "laissez-vous aller à ce balancement". Docile, je pris ce conseil à la lettre...

    Bientôt mon balancement ne fut plus "léger" du tout: mon buste tanguait littéralement, mes bras commencèrent à bouger, ma tête tourbillonnait... J'étais pris dans un mouvement que je ne contrôlais pas le moins du monde. Il y avait un côté de moi qui paniquait et voulait reprendre la main de peur de devenir fou mais un autre côté de moi s'amusait de ce qui se passait et était assez curieux pour laisser faire...

   Cela ne dura pas plus d'un quart d'heure. Je sortis de ce tourbillon et de ces soubresauts trempé de sueur,  le corps parcouru d'étranges sensations, et soulagé de ne pas être devenu foldingue. Mais j'étais déboussolé: ce qui venait de m'arriver ne collait avec rien que je connaisse. Ca dépassait du cadre de ma pensée. Je décidai, ne sachant vraiment pas comment "classer" cette expérience, que je n'étais pas fait pour la méditation: cela me rendait fou.

   Ce n'est que des mois plus tard, en tombant dans la bibliothèque de mon père sur deux conférences de Haruchika Noguchi à propos du Katsugen Undo (1), que je compris que j'avais vécu quelque chose de tout à fait naturel qui, au contraire de rendre fou, laissait s'exprimer l'harmonie naturelle de l'organisme.

  La (re)découverte du laisser-aller du corps-mental est la plus importante de ma vie d'adulte. De loin. Même si je ne m’estime pas aujourd’hui « sorti de l’auberge » je peux tout de même dès à présent affirmer que cela m’a « sauvé » la vie. Ma vie est redevenue simple et lumineuse grâce à l’abandon. Et si ce texte peu servir de déclic (comme les conférences citées plus haut l’ont été pour moi) à ne serait-ce qu’à une seule personne, ce serait « cool » comme on dit. Là je me dirai que je n’ai pas passé toutes ces heures comme un con devant mon écran pour rien.

   Et si dans cet essai je tente de dépolluer, de dépouillé le message de Noguchi de ses interférences inutiles, ce n’est pas pour combattre bêtement un corps de pensée, mais pour lui redonner la force et la vigueur de sa limpidité originelle : l’être humain est un animal comme les autres, et ça, c’est une chance merveilleuse

Advienne que pourra.

(1) le texte d'une de ces conférences est accessible depuis ce blog dans "le noguchisme expliqué aux non-initiés"

13 avril 2015

2. Le Mouvement de la Source / Katsugen Undo, qu'est-ce que c'est?

"Le Mouvement de la source" / "Katsugen Undo" en japonais

   C’est une expression vague, floue, voire poétique. Son côté équivoque lui permet de revêtir trois sens différents selon le contexte. Elle peut tour à tour et tout à la fois évoquer au sens large et abstrait « le mouvement de la vie », ou plutôt « la dynamique du vivant », tout comme désigner dans un sens plus réduit des processus physiologiques très concrets comme le vomissement ou les battements du cœur, ou encore désigner l’étonnante faculté qu’a le corps de s’autoréguler via des mouvements qu’il produit lui-même –sans l’aide de notre volonté.

  « Le Mouvement de la source » est donc comme « Katsugen Undo » une expression qui désigne une seule et même chose sous trois angles différents, qui se précisent et se complètent les uns les autres :

  1. Au sens large : Littéralement on peut traduire l’expression japonaise Katsugen Undo par « le mouvement de la force à l’origine de la vie ». Dans ce sens premier pour le moins ambigu, il est difficile voire impossible de se faire une idée du « mouvement » que cette expression désigne ou ne désigne pas. En effet, il y a-t-il le moindre mouvement dans l’univers, le moindre geste, la moindre pensée ou le moindre frémissement, qui ne soit pas directement celui de « la force à l’origine de la vie » ? Et quelle est cette force soi-disant à l’origine de la vie si ce n’est la vie elle-même? Et d’ailleurs, « c’est quoi la vie  papa » ? (rires). Bref, cette expression on ne peut plus floue dans son acceptation première a le mérite de permettre à chacun de laisser libre cours à son imagination et ses spéculations personnelles. Et tout le monde s’en donne à cœur joie d’ailleurs, moi le premier !... Pour moi ça parle du mouvement unitaire de la vie (du vivant) dont rien ni personne n’est exclu. Ça parle de ce qui contient et englobe tout, y compris soi-même. Ici toute définition stricte échoue, et toute compréhension intellectuelle est vaine car foncièrement c’est indéfinissable. … C’est la vie ! (rires) Ceci dit, je préfère simplifier les choses et utiliser l’expression « le Mouvement de la Source » plutôt que « le mouvement de la force à l’origine de la vie ». La « source » est ici la spontanéité, qui a par définition la particularité d’être à la source d’elle-même : il n’y pas de cause externe à la spontanéité, on ne peut pas la provoquer. Ainsi il n’y a ni « force » extérieure ni « intelligence supérieure » qui serait « à l’origine de la vie ». Tout est spontanéité. Et donc on ne peut pas ne pas être le Mouvement de la Source. Ça évite le piège de « Dieu » ou des transcendances du genre censées nous dépasser. Et j’aime bien dire aussi, pour éviter de verser dans l’ésotérisme lié au terme « la Source », qu’avoir le nez qui coule c’est un bon exemple de Mouvement de la Source.
  1. 2.    Au sens moyen : Dans son acceptation seconde, « le Mouvement de la Source / Katsugen Undo » désigne comment s’incarne « le mouvement de la vie » : comment la « dynamique du vivant » et « le fonctionnement du vivant » ne font qu’un. En effet cela désigne le fonctionnement automatique du corps ; et par extension le fonctionnement spontané du vivant dans son ensemble, dont nous sommes chacun –chaque organisme vivant- une simple expression (« automatique » et « spontané » sont utilisés ici dans le sens de « qui se meut de soi-même, sans intervention humaine volontaire », et ne fait pas référence au monde des machines). Manifestement nous vivons sans avoir à nous soucier de faire battre notre cœur, de contrôler notre digestion, notre respiration, le fonctionnement de nos sens, notre production salivaire, etc. Fort heureusement l’organisme vivant gère cela tout seul sans nous demander notre avis. Même quand on se paie le luxe de dormir ou de s’évanouir. Nous avons une illusion de contrôle de nous-même, de notre corps et de notre existence, cependant à chaque seconde il se passent des milliards de milliards d’opérations spontanées tout à la fois dans « notre » corps et dans « notre » environnement qui nous permettent gracieusement de ressentir la sensation d’être vivant et de survivre d’instant en instant.
  1. 3.    Au sens réduit : Dans sa dernière acceptation (la plus étroite, la plus réductrice) « le Mouvement de la Source / Katsugen Undo » c’est la manière originale qu’a le corps de se réguler par lui-même quand on lui en laisse la possibilité. Lorsqu’on relâche momentanément l’emprise volontaire que l’on exerce sur l’organisme vivant, il est capable de générer un  flux de mouvement autorégulateur qui se déroule sans notre intervention. Autrement dit, le corps bouge tout seul. Cela peut paraître bizarre dit comme ça mais cela n’a rien d’extraordinaire : c’est l’expression directe et brute de la remarquable capacité d’autorégulation du vivant. Le corps humain est une merveille d’intelligence spontanée, grâce au Mouvement de la source il se dé-brouille tout seul. Il n’y a rien à apprendre, le corps sait cela. C’est une faculté naturelle qui s’exprime pleinement lorsqu’on accepte de « lâcher prise », c’est-à-dire quand on lâche les commandes du corps-mental, qu’il y a suspension momentanée de la volonté. Cette faculté est tout à la fois universelle  et très personnelle : universelle car comme tout ce qui véritablement « naturel » chacun en est doté de naissance, et en même temps personnelle car cela s’exprime de manière singulière selon chaque individu. Comme il n’y a pas deux êtres vivants identiques, il n’y a pas deux mouvements autorégulateurs identiques -bien que tous soient l’expression de la même source : la dynamique du vivant (la « Biodynamique » ou la « Physiodynamique ») qui n’est autre que l’intelligence dynamique du corps.                                                          
13 avril 2015

3. L’expérience brute du « lâcher-prise » (katsugen undo), mode d’emploi?

   Concrètement le "lâcher-prise" ici, c’est ce qui se passe quand on ne fait rien. Ce qui a lieu quand on arrête d’utiliser le corps –mental et qu’on le laisse s’exprimer, quand on cesse de modeler, de diriger, de contrôler, d’influencer le cours de la vie. Ce qui est laissé là (brut, direct, non-modifié, non-« dénaturé »), est quelque chose d’extraordinaire, qui s’exprime spontanément, d’une manière qui lui est propre.

   Vous avez un moment de libre, un moment où vous n’avez rien à faire, un moment où personne n’a besoin de vous –même pas vous-mêmes- allez-y : fermez les yeux, plongez en vous-mêmes et laisser faire... Les pensées vont et viennent, le corps bouge tout seul. Personne ne bouge, ça bouge, ça pense. C'est cela « être ».  Être spontané. Être naturel. Rien d’autre. Laisser vivre. Laisser être.

 Pas de recette, pas de "comment faire"

   Il n’y a pas de mode d’emploi. N’importe quelle personne qui vous dit de faire obligatoirement ceci ou cela pour lâcher prise -comme si c'était une garantie indiscutable- est un escroc. Pas forcément qu’elle soit de mauvaise intention : peut-être essaie-t-elle de vous tromper juste parce qu’elle s’est déjà trompée elle-même…

   En un certain sens, le "lâcher-prise" a déjà lieu en vous en ce moment même où vous lisez ces lignes. Le lâcher-prise c’est tout ce que vous ne contrôlez pas ; et à chaque instant la vie de votre corps vous échappe. L’organisme vivant gèrent des milliards d’opérations à la seconde qui ne nous demande ni notre attention ni notre maîtrise (heureusement). Sans l’incroyable intelligence de ce fonctionnement automatique d'ailleurs, ni notre attention ni notre maîtrise ne serait possible.

 Le "lâcher-prise" est sans commencement ni fin

   La spontanéité, l’activité naturelle du corps, le fonctionnement automatique du corps, le fonctionnement organique spontané… autant de synonymes de « lâcher-prise ». C’est pour cela qu’il est important de constater que le lâcher-prise a lieu en soi avant tout, qu’on participe du lâcher-prise qu’on le veuille ou non. Afin de ne pas se forger une image romantique du « lâcher-prise » tel qu’on se l’imaginerait -de manière complètement désincarnée-, et de commencer par la suite une quête sans fin d’un soi-disant « lâcher-prise » chimérique.

    Le "lâcher-prise" c’est le fonctionnement organique spontané : quand on rote, on pète, on baille, le fonctionnement des 5 sens, la digestion, le sommeil, le réveil, etc. tout  cela a lieu sans effort, même les bébés savent le faire. Nul besoin de mode d’emploi. Un nouveau-né n’est que lâcher-prise en ce sens. Il n’a aucun moyen de contrôle le mouvement de la vie. Il est spontanéité du Vivant avant même d’avoir conscience d’être. Avant d’être (à la conscience).

  L'absurde "sens de la vie"...

    La spontanéité des choses fonctionne en dehors du sens qu’on lui donne. Le soleil brille, les vague déferlent, la mort frappe, on tombe malade, on sent, on pleure, une fleur s’épanouit, une araignée tisse sa toile, l’orgasme ou le vomissement nous secoue de spasmes, les arbres sont secoués par le vent, etc. tout cela arrive de soi-même, sans raison. « C’est la vie », « c’est la force des choses », « c’est comme ça », c’est tout.

    Notre organisme vit sa vie tout à fait indépendamment de ce que nous pensons être le but et le sens de la vie. Lâcher prise c’est accepter ce fait étrange et se laisser embarquer malgré soi dans ce hors sens et ses conséquences. Accepter le lâcher-prise ce n’est rien d’autre que d’accepter que nous sommes le cours des choses, sans distinction. Laisser faire la force du Vivant, la dynamique spontanée des choses.

C’est à chacun de se mettre d’accord avec lui-même sur ce qu’il pense de "son passage sur cette terre" comme on dit, de son passage par la conscience d’être. Le corps -le Vivant- se moque des "raisons d'être" diverses et variées qu'on invoque et s'invente. Invariablement, il vit.

 Lâcher l'emprise du mental sur le fonctionnement du corps et le cours des choses

  Ce qu’on appelle plus particulièrement « l’expérience brute du lâcher-prise » comme je l’ai dit plus haut, c’est le fait de lâcher la bride du corps. On assiste à sa propre désarticulation spontanée –en témoin consentant-, le corps part en vrille, ça peut être très doux comme ça peut être très violent, très éprouvant. Plus on a un corps cuirassé, plus on contient, plus l’expression est brutale quand les vannes s’ouvrent. C’est comme la pression d’un cours d’eau sur un barrage : plus la pression est forte, plus le débit est torrentiel quand une faille s’ouvre. De toute façon ça varie tout le temps, d’une journée à l’autre, comme dans une même journée selon le moment.

   Ça peut être très doux pendant un temps, à peine un léger balancement, et bientôt ça s’emballe sans prévenir… Il n’y a rien de prévisible. C’est à chacun de vivre son expérience. Vous ne pouvez pas savoir à l’avance. Réfléchir à l'expérience brute du lâcher-prise et à ses conséquences avant d'en faire l'expérience est un exercice vain, une pure fiction.

 Autorégulation spontanée

   Je n’en dirai pas trop sur les conséquences. Il y en a qui s’en servent comme d’une pseudo « technique de santé sans technique », je crois que je me suis déjà assez longtemps étendu sur ce que je pensais de la mesquinerie de cette approche  pour ne pas en rajouter. Oui, plus on se laisse aller plus « ça va », oui moins on se porte mieux on se porte… et alors ? Les animaux vivent ainsi et n’en font pas tout un fromage. Donc il n’y a pas lieu de s’appesantir sur la remarquable capacité d’autorégulation de l’organisme. Laissé à lui-même l'organisme vivant va vers sa propre santé, le flux de la vie coule spontanément vers sa propre harmonie; chacun peut en faire l'expérience par lui-même et pour lui-même si cela lui plaît. Mais il n'y a rien d'obligatoire... Inutile d'en faire un nouveau dogme.

 "Je n'arrive pas à lâcher prise"

   Certaines personnes « n’arrivent pas à lâcher-prise ». Voilà une phrase qu'on j’entens parfois. Mais lâcher prise c'est ne rien faire, c'est laisser faire, donc il n'y a rien à réussir. Personne n'arrive à lâcher prise : il n'y a pas quelqu'un qui lâche prise (volontairement), il y a lâcher-prise... C'est comme l'endormissement. Si vous tenter quelque chose, votre tentative est forcément vaine et vouée à l'échec car vous êtes dans le "faire". 

  C’est pourquoi j’insiste toujours sur le fait que dans l'acceptation qui est utilisée ici, le "lâcher-prise" arrive tout le temps, sans arrêt. Et que dire le contraire serait comme d'affirmer qu’on est un être non-vivant. Le Vivant, la dynamique des choses est toujours en action, qu’on le veuille ou non, et nous en sommes partie intégrante -en dépit de tous nos efforts pour nous convaincre du contraire (le mythe de l’Homme qui parvient à s’extraire de l’influence de la Nature grâce à son libre-arbitre et son intelligence( !). Le jour où un humain parviendra devant moi à arrêter le fonctionnement automatique de son corps  et à le relancer à volonté, je changerai d’avis –pas avant…)

   Le lâcher-prise n’est pas quelque chose à réussir, ce n’est pas quelque chose qui se mérite et auquel on peut s’entraîner. Il n’y a rien à faire de nouveau, il n’y a pas d’activité en plus. Lâcher prise c’est « accepter » d’arrêter de faire. D’arrêter de contrôler. C’est quelque chose, une activité en moins. Littéralement l’expression directe du fonctionnement organique spontané c’est ce qui se passe quand on ne fait rien.

   C’est comme quand on s’endort ou qu’on se réveille : il n’y a rien à faire.    

    Autrement dit pour lâcher-prise il n’y a qu’à faire confiance à la force qui nous endort et nous réveille. Lorsqu’on s’endort rien ne nous garantit qu’on va se réveiller avec  certitude, et pourtant on le fait avec un certain bonheur. C’est exactement la même chose. Rendez les armes comme quand vous vous couchez, et tout ira bien, quoiqu’il se passe…

 Comment lâcher prise?

    J’ai parlé dans « comment j’ai découvert qu’on pouvait laisser le corps fonctionner en pilotage automatique » de comment cela m’était arrivé. Vous pouvez essayer cette manière d’aborder la chose mais rien n’est garanti.  C’est à chacun de trouver son truc ( voir "le noguchisme expliqué aux non-initiés"). Personne n’est identique. Ne cherchez pas trop ça vient tout seul.

   Pour être complet sur ma propre expérience je dois ajouter qu’au début pour accepter le pilotage automatique mon truc c’était de danser n’importe comment (vraiment n’importe comment, en bougeant dans tous les sens, tout azimut, comme le ferait un enfant…) sur la chanson numéro 7 de l’album Lambarena (Bach to Africa), au bout d’un moment le corps prenait le relais – un peu comme en transe mais sans perdre conscience- sans que je n’ai plus besoin de m’agiter dans tous les sens. Cela pour dire que si le lâcher-prise vous intéresse, autorisez-vous tout. Ne bridez rien, lâchez !

   Par la suite tous ces « trucs » sont bon pour la poubelle, après deux trois fois il n’y a en a plus besoin : le corps a compris. C’est à lui de jouer, et il sait comment s’y prendre. C’est comme un clebs qui vit en intérieur : quand vous lui dites « promenade » il n’y a pas besoin de lui répéter mille fois, il sait de quoi il en retourne…

    Voilà, maintenant, à vous de jouer !!... ou pas! Comme il vous plaira ;) 

 

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13 avril 2015

4. Bien traduire "Katsugen Undo"?

(Nota Bene:  même si l'expression"le Mouvement de la Source" apparaît dans ce texte, à l'époque où j'e l'ai écris je n'avais pas encore choisi de l'utiliser plus particulièrement  pour parler de ce qu'est le Katsugen Undo )

On trouve de multiples traductions de l'expression "Katsugen Undo" :

Katsugen undo : 活元運動

活 (katsu) vivre, régénérer – 元 (gen) source, origine – 運 (un) porter, transporter – 動 (dou) mouvement.

A partir de là, selon l’interprétation de chacun ça donne :

- le mouvement de la force qui est à l'origine de la vie

- le mouvement de la force qui est à l'origine de la régénération

- le mouvement qui permet de remonter à la source

Et l’inévitable trahison,  celle qui sonne comme une technique de santé,  la plus répandue (la plus rentable)  et la plus inadéquate:

-le mouvement  régénérateur

 

« le mouvement de la force qui est à l'origine de la régénération »:

   Les personnes qui vouent leurs vies et leurs discours à des concepts tels que "la santé", "l’auto-régulation", voire "la guérison", choisiront sûrement « le mouvement de la force qui est à l'origine de la régénération ». Néanmoins c'est oublier que la force à l'origine de la régénération est également à l'origine de la dégénérescence, la maladie et la mort... Bizarrement les gens qui s'intéressent de près à la santé des autres ne vous ferons jamais cette précision... Soit ils ont tout compris de travers, soit il estime que ce n'est pas très vendeur de parler de "la pratique"(sic) du "mouvement dégénérescent". Pas très profitable.

« le mouvement de la force qui est à l'origine de la vie »

   Je penche pour celle-là, mais c'est une expression difficile à caser dans une discussion. On peut déjà la simplifier sans la trahir en « le mouvement de la force des choses », c’est encore pompeux mais moins car « par la force des choses » à l’avantage d’être une expression du langage courant. "La force des choses" c'est aussi « la dynamique du vivant »; et « la dynamique du vivant » c’est pratique parce qu'on peut la raccourcir par « biodynamique »: « bio » : la vie, le vivant et « dynamique » : relatif à la force, au mouvement, à l’énergie, à la dynamique. "Katsugen undo" devient  "le mouvement biodynamique" en français. C'est beaucoup plus facile à caser dans une discussion mais c'est beaucoup moins joli et finalement sa reste quasi aussi incompréhensible que le japonais pour le quidam. Sans parler du malentendu possible avec la biodynamie liée à "l'agriculture biodynamique"...

« le mouvement qui permet de remonter à la source »:

   J’aime bien, c'est joli. Mais difficile de dire si le sens de cette traduction est vraie avant d’être à la source (et quelle source d'ailleurs?)... Difficile de voir dans cette traduction très approximative autre chose que la formulation d'un vague espoir, que la tension discrète mais réelle vers un idéal plus ou moins flou. Donc, histoire de rester réglos (à moins que vous soyez dans un état ou tout coule de source), abstenons-nous d'utiliser cette belle et poétique expression (que l'on peut d'ailleurs réduire par: le mouvement qui remonte à la source).

   Arrivé à ce stade de ma réflexion j'ai plus noyé le poisson qu'autre chose: plus on veut être fidèle au sens littéral de "Katsugen undo", moins il faut le traduire. Ceci dit nous sommes des êtres de parole, alors, comment parler du Katsugen undo?

Expressions alternatives

   Je pense que le meilleur moyen de parler du katsugen undo c'est de ne pas chercher à le traduire mais de se contenter d'utiliser des expressions qui décrivent ce qu'il désigne. C'est à dire des expressions qui décrivent "ce qui se passe quand on accepte de laisser le corps fonctionner en pilotage automatique". Pour ce faire on peut être créatif et utiliser toutes sortes d’expressions. Voici une liste non-exhaustive :

-sens inné du mouvement

-mouvement naturel, spontané, automatique, inné

-mouvement méditatif spontané ("méditatif" dans le sens qu'on est plongé en soi les yeux fermés; sinon rien à voir avec la méditation)

-expression spontanée-naturelle-automatique-innée du corps, expression directe (brute) du corps (de la sagesse innée du corps)

   Le tout est de ne pas se contenter d'une seule expression reine (comme "le mouvement régénérateur") qu'on voudrait faire reconnaître et mettre en valeur pour mieux se mettre en valeur soi; et d'essayer sincèrement de faire comprendre à son interlocuteur ce que désigne concrètement le katsugen undo. C'est aussi bien le fait d'éternuer, de se gratter, de se coucher quand on est fatigué, d'avoir les ongles qui poussent, les cheveux qui tombent et la morve au nez, que le fait de se laisser aller quand on a rien à faire, toute affaire cessante.

   Autrement dit, le katsugen undo c'est rien de spécial, rien de particulier, c'est juste un terme générique qui désigne tout se qui se passe de manière automatique, sans l'aide de notre volonté. C'est le fonctionnement automatique du corps qui n'est autre que le fonctionnement automatique de l'univers. C'est de la même nature que le vent, le soleil, la rotation de la terre, la pesanteur, l'instinct animal ou la mort, ça existe et puis c'est tout.

    L'important est de ne pas faire sonner ça comme un "truc", une méthode de santé ou une technique de réalisation de soi, mais d’insister sur le fait que aussi simple et étrange que cela puisse paraître, c’est juste une expression naturelle du corps, une expression de la sagesse innée du corps. C’est l’expression de notre nature. C’est tout.  

   Le fait qu'un état d'être se rapprochant du concept « bonne santé » ou qu’un sentiment assimilé au concept de « réalisation de soi » en découlent n’est qu’un artefact, un dommage collatéral !..

    Pour les français katsugen undo « c’est du chinois » ! (bien que ce soit en l’occurrence du japonais). On pourrait appeler ça « Schmilblick », « Ratabaf » ou « Panpancucu » qu’importe le nom au fond ! Ce qui importe c’est la chose désignée.

   Seulement les mots ont du sens, et on a tendance à utiliser les mots qui nous arrangent pour faire aller les choses dans le sens que l’on désire. C’est pour cette raison que je rejette fermement l’interprétation stupide de Tsuda  « mouvement régénérateur », c’est tellement réducteur. C'est comme si pour définir le vent on disait que "c'est ce qui fait tourner les pales d'une éoliennes". C'est vrai. Mais c'est ridicule et ça ne dit pas grand-chose du vent.

   En définitive, katsugen undo ce n’est pas du japonais, c’est du charabia. Et ça ne veut rien dire de spécial...

   Ceci dit, je me rends compte aujourd'hui que pour désenliser vraiment le katsugen undo de l'influence délétère de Noguchi et Tsuda il faut jeter à la poubelle l'expression "katsugen undo" (mais je n’y arrive pas !).

Le Mouvement de la Source?

  " Le mouvement naturel" c'est à dire "le mouvement de la nature", "le mouvement de la vie" ou le  "le mouvement de la source" me paraissent être des expression justes et pas trop difficile à utiliser si on s'empresse d'expliquer que "la source", "la nature", "la vie" cela n'a rien de romantique, c'est quelque chose de très terre à terre: la source c'est la sagesse innée du corps, la spontanéité du vivant,la force des choses, le fonctionnement automatique du corps qui n'est autre que le fonctionnement spontané de l'univers, que la manière de fonctionner de tous les organismes vivants. "Le nez qui coule", voici un exemple de mouvement de la source...

   Et au fait, qu'est-ce qui n'est pas le mouvement de la nature?

   Et finalement il existe une expression parfaite pour parler de ce que désigne katsugen undo c'est "lâcher-prise". C'est à dire accepter de ne plus avoir de prise, perdre l'illusoire contrôle de soi, abandonner l'illusoire maîtrise des choses. Être ni ceci ni cela. Être. Laisser venir ce qui advient tout seul, laisser arriver ce qui arrive de soi-même (automatiquement). Laisser la spontanéité faire.

13 avril 2015

5. La "pratique du mouvement régénérateur" est un mythe

 Avant-propos: 

   Ce texte s'adresse aux personnes qui ont déjà fait l’expérience désignée par certains -les noguchistes- comme « la pratique du mouvement régénérateur ou du katsugen undo ». Mon intention est de montrer par ces lignes à quel point cette expression est ridiculement inappropriée et confuse; et qu’il est impensable de continuer à l’employer si on ne désire pas répandre la confusion autour de nous tout en nous enfoncons nous-mêmes par la même occasion dans la bêtise crasse.

   Le terme "katsugen undo" est ici employé dans son acceptation réductrice : il désigne l’expérience brute du « lâcher prise », ce qu'ils appellent "le mouvement régénérateur" et que je préfère appeler "le Mouvement de la Source". C’est-à-dire le fait de lâcher les commandes du corps : de ne plus être maître à bord : de laisser le corps-mental fonctionner en pilotage automatique : de laisser la spontanéité faire. Si ce n'est déjà fait essayez (fermez les yeux, plongez en vous-mêmes et laisser faire... Les pensées vont et viennent, le corps bouge tout seul. Personne ne bouge: ca bouge, ça pense. C'est cela "être".), l’organisme se passe très bien de commandant de bord. Mieux vaut le vivre avant d’y réfléchir. Donc arrêtez tout de suite cette lecture et revenez-y plus tard si ça vous chante !! :) :) Pour ceux que cela intéresse il y a sur ce blog plusieurs textes qui parlent de l'expérience du "lâcher-prise", du terme « katsugen undo », de ce qu’il signifie et de ce qu'il désigne. 

 

    La "pratique du mouvement régénérateur" ou la pratique  du non-sens

 

Voici une petite liste d'expressions synonymes:

-      Pratiquer le katsugen undo (ou "le mouvement régénérateur")

-      Pratiquer le lâcher-prise

-      Pratiquer une activité involontaire (le sommeil, la digestion, la circulation sanguine, etc.)

-      Faire de la spontanéité 

-      Faire volontairement une activité involontaire

-      Faire exprès de ne pas faire exprès

Ces expressions sont des non-sens, des contresens, des impossibilités logiques et pratiques.On peut écrire cela avec ces mots, mais ces mots là mis dans ce sens là, ça ne fonctionne pas, ça ne veut rien dire. Asémantique.

   Quand une personne pense pour-elle-même qu’elle « pratique le katsugen undo », cette personne estime que ce non-sens est viable dans sa vie, dans son monde –et cela la regarde après tout, pourquoi pas ? Mais si cette personne commence à communiquer autour d’elle en utilisant ce non-sens, n’est-il pas tout à fait logique et normal que ces interlocuteurs lui fassent remarquer que ce qu’elle dit n’a pas de sens (en fonction du sens social des mots qu’elle emploie et qu’elle met en corrélation).

    La situation est analogique avec celle de ma petite fille qui en ce moment apprend à parler. Il y a des bugs dans son langage, alors nous la reprenons afin qu’elle puisse être comprise par le plus grand nombre et pas seulement d’elle-même et de son entourage proche (nous, ça famille qui sait à quoi s’en tenir). Par exemple dès qu’elle voit ce qu’on appelle communément un « vélo » elle le nomme « casque ». Cette chose en question se fout totalement qu’on l’appelle « vélo » ou « casque » ou même "chose" ; mais moi, en tant que père qui connaît le sens conventionnel qu’on donne à cette chose et aussi en tant qu’individu qui estime que le langage c’est quand même pratique pour communiquer (quand on respecte le sens des mots) je lui dit : « non, ça c’est un vélo ». C’est arbitraire, mais c’est « comme ça » ! Quel père autoritaire je fais !

   Actuellement dans son monde le fait d’appeler un « vélo » un « casque » (malgré nos rappels au sens commun) est tout à fait viable et nous ne lui en tenons pas rigueur. Mais si en grandissant elle continue de s’attacher à ce qui ressemble fort à un contresens, qu’elle commence à propager cette information autour d’elle comme si c’était une vérité indiscutable et qu’elle rameute des gens avec elle pour crier au monde que cette chose qu’on nomme « vélo » est en fait un « casque », alors je commencerai à me faire du souci pour sa santé mentale…

   Je suis le premier à jouer avec les mots et à dire n’importe quoi pour plaisanter. Mais quand il s’agit de communiquer sérieusement, si chacun se met à changer le sens des mots ou (et) à nommer les choses comme il le souhaite, on ne peut plus parler ensemble ni tenter de se comprendre un minimum.

   Le truc rigolo c’est que quand on s’intéresse au langage des Noguchistes et des Tsudistes (aux personnes qui s’organisent autour de « la pratique du mouvement régénérateur »), on s’aperçoit vite qu’ils ne font qu’employer non-sens sur non-sens. Toutes leurs pratiques -qui ne sont finalement que des rituels- reposent, sont justifiées par ce qui apparaît comme des contresens flagrants à toute personne qui appelle un « vélo » un « vélo ».

   On se trouve confronté à une communauté de personnes qui ont leur propre langage ; qui si elles ne sont pas d’accord entre elles arrivent du moins à se comprendre en se référant et en utilisant ce langage commun. Ces personnes de ce monde, de cette bulle se rassurent entre elles avec des rites, des codes et des discours (des catéchismes) qui n’ont d’autre réalité que celle de leur croyance commune.. Car c'est la foi qui les rassemble. (La foi en la bonne parole de leurs papes Noguchi et Tsuda notamment.)  

     « Pratiquer le katsugen undo », « réaliser le cœur du ciel pur », « stage de katsugen undo », « propager le mouvement régénérateur », « groupe de katsugen undo », "système moteur pyramidal/ extra pyramidal", "déclenchement" du katsugen undo, etc... sont autant d'expressions courantes vides de sens qu'ils se répètent comme des prières. Ensuite il y a des « écoles » des « maîtres, des enseignants, des profs, des élèves, des disciples, des pratiquants… »,  etc… etc… Au sein de ces organisations hiérarchisées ce vocabulaire religieux ne choque nullement ces esprits endormis et blindés.

   Pourtant si on examine minutieusement ces discours, si on les prend au mot, alors tout s’écroule, parce que ça ne tient pas debout, ça ne veut rien dire; les fondations conceptuelles sur lesquelles repose leur organisation sont pourries, c’est bidon… Il n’y a qu’une illusion de sens. Il n’y a que la foi en une compréhension fausse du « katsugen undo ». (Toute compréhension du katsugen undo est fausse d’ailleurs, mais ça c’est une autre histoire...)

   Cela ne doit-il pas nous interroger sur la nature réelle des "bonnes intentions" affichées de ces étranges personnages? L'absurdité ne les dérange pas. Être clair avec eux-mêmes comme avec leur prochain est le cadet de leur souci… Seulement, étant donné qu'une grande partie de notre comportement et de nos actions est conditionnée par la nature des mots et des pensées qui nous traversent du réveil au coucher, comment une personne qui parle un langage insensé peut-elle prétendre à une action juste et correcte, voire « exemplaire »? La question mérite d’être posée…

   Il est vrai qu'un tel personnage à tout à fait le droit, comme n’importe qui après tout, de prétendre être une autorité sur pattes; comme nous -alertés par son langage vide et ses manières creuses- sommes dans notre droit de lui retirer notre confiance et de lui refuser sa soi-disant crédibilité. Crédibilité que les zélateurs de « la pratique du mouvement régénérateur » réclament à grands cris d’ailleurs. Les plus décérébrés d’entre eux poussent le ridicule à l’extrême en allant jusqu’à s’affubler eux-mêmes de titres ronflants et ridicules qu’ils s’imaginent dans leurs rêveries mononeuronales être honorifiques : on recense par exemple le statut spectaculaire de « instructeur de mouvement régénérateur inné »... A quoi ne sommes-nous pas prêts nous autres les humains pour tenter désespérément de nous glorifier nous-mêmes ?! Voilà qu’un énergumène particulièrement virulent quand on le chatouille prétend apprendre aux autres êtres vivants ce qu’ils ont de plus automatique et spontané en eux. Incroyable, non ?

   Ces gens-là ne pratiquent que le non-sens qui les habite. Sinon pourquoi s'abaisser à abaisser la spontanéité au rang d'une pratique?

   Le pire est quand même que quand vous les mettez face à leurs contradictions ils se ferment comme un religieux orthodoxe se brusque face à l'hérétique. Manifestement peu importe la transparence, la pertinence et l'emploie non déformé du langage, seul importe la défense des intérêts et des croyances. Ainsi un "professeur" m'a soutenu que "bien sûr que ça ne se pratique pas vraiment, c'est une pratique sans pratique"... et trois phrases plus tard le revoilà en train de parler de "pratique"... Un autre, un "pratiquant", au bord de la crise de nerf, m'a parlé de "technique de santé sans technique". 

   Devant pas vraiment devant tant d'intelligence sans intelligence, je sens sans sentir que je commence sans vraiment commencer à en perdre sans perte mon latin pas vraiment latin...

   Bon je vous laisse, je vais aller faire un tour de casque!

 

13 avril 2015

4 bis. Toute compréhension de la Spontanéité du Vivant( katsugen undo) est « fausse »

 La spontanéité est le mode de fonctionnement unique de l'univers - du Vivant en général, de chaque organisme vivant en particulier.

  Toute compréhension du katsugen undo est à côté de la plaque. On ne peut pas réduire la dynamique spontanée de la Nature (katsugen undo) à ce qu’on en comprend -étant donné que cette dynamique organique elle-même (le katsugen undo) est à l’origine de notre faculté de comprendre et de connaître.

   Si on se risque à personnaliser le cours des choses, le katsugen undo (mais c’est juste histoire d’illustrer ce propos de la même manière qu’on dit « Dame Nature ») on dira que le mouvement unitaire de la vie (katsugen undo) à « inventer » ou « créer » notre faculté de comprendre. Autrement dit la Nature (ou « le naturel ») ne peut être connue car elle nous est antérieur, elle nous précède. D'une certaine manière je suis la sagesse naturelle du corps elle-même (le katsugen undo) avant de pouvoir dire, de penser,  avant d’avoir la connaissance « je suis », c’est-à-dire avant-d ‘être et de comprendre ou de connaître quoi que ce soit. Le fonctionnement automatique du corps est efficient avant la conscience-d ‘être. La force des choses (le katsugen undo) est inconnaissable et irréductible à quel qu’image ou idée qu’on s’en fait.

      Vous n'avez rien compris à mon charabia, ce n'est pas grave, je disais juste que l'effort de compréhension est de toute façon vain. Nous comprenons tout le temps mais il n'y a rien à comprendre.

Je rajoute ce passage écrit dans une autre chronique ("pour désenliser... etc") qui à l'avantage d'être concis:

   "Toute compréhension du katsugen undo est fausse (mienne comprise), parce que le katsugen undo précède notre faculté de comprendre et de donner un sens aux choses. Et qu'en dernière analyse notre faculté de comprendre découle elle-même, c'est à dire participe elle-même de la dynamique du katsugen undo"

"La nature est incompréhensible"

13 avril 2015

6. Pour désenliser le "Katsugen Undo" de l'influence Itsuo Tsuda et Haruchika Noguchi

« La lecture de ce texte –particulièrement virulent- est déconseillée à tout noguchiste conservateur sujet à la tachycardie. » Docteur Traquenard

Pour en finir avec l'héritage de Itsuo Tsuda et Haruchika Noguchi

     L’expression "Katsugen Undo" est inévitablement liée à Haruchika Noguchi, qui est l'auteur japonais de cette expression, et à Itsuo Tsuda, qui a traduit maladroitement en français cette expression par "Mouvement régénérateur".

    Ce que je vais essayer d'exposer ici, c'est que Haruchika Noguchi et Itsuo Tsuda ont quelque part "accaparé", "réquisitionné", "récupérer" le Katsugen Undo et que finalement ils l'ont travesti. Ils ont construit autour du Katsugen Undo un cadre de pensée qui les arrangeait, mais ce cadre de pensée ce révèle trop étriqué pour pouvoir contenir le Katsugen Undo.

   Le problème s'il en est un, c'est que la pensée de Noguchi reprise et frelatée par Tsuda fait figure de pensée unique. Reprise en chœur par tous leurs "fidèles" qui ont découvert le Katsugen Undo via leurs écrits où les institutions qu'ils ont créé. Et voilà qu'à leur tour ces fidèles ouvrent des "écoles" et proposent des "stages", continuant bêtement le mouvement de récupération initié par leurs "Maîtres"...

   J'aimerais juste préciser ici que pour s'abandonner au Katsugen Undo il n'est pas nécessaire de prêter allégeance au catéchisme de Tsuda et consorts... ni au mien !

Leurs mérites:    

   Dire que Noguchi et Tsuda se sont plantés, ce n'est pas dire qu'ils se sont complètement plantés! Je pense même que Noguchi a vu juste à 90%... Vous allez dire que je pinaille pour 10%. Mais quand on sait qu'ils ont le monopole de la pensée autour du Katsugen Undo et que tout le monde les suit presque aveuglément (je n'ai vu nul part de critique à leur égard, c'est louche non?), ces 10% ont une importance cruciale, surtout dans les faits. Parce que c'est dans les faits bien plus que dans leur pensée que je les attaque.

   Le mérite de Noguchi c'est d'avoir (re)mis la sagesse naturelle du corps au premier plan, d'avoir souligné les limites de l'intelligence humaine quand il s'agit de santé. La santé est la condition naturelle, l'état naturel de l'animal humain.  La raison invente toute sorte de techniques et d’arts de vivre pour le "bien-être", mais le corps n'en a cure. Le corps sait. Si on laisse notre corps faire sans intervenir (le Katsugen Undo), il retrouve de lui-même sa santé en produisant l'énergie et les mouvements nécessaire à sa régulation.

   Dans notre monde enclin aux solutions toutes faites, aux modes d'emplois et aux recettes, ce message de Noguchi est d'une simplicité, d'une limpidité et d'une véracité merveilleuse; il faut bien le reconnaître.

   Noguchi a créé un cadre de pensée, c'est à dire un discours et des concepts, qui ont permis une acceptation sociale et individuelle du véritable lâcher-prise (katsugen undo). En soi, déjà, c'est remarquable. Personnellement mon cadre de pensée était tellement étriqué le première fois que je me suis laissé aller que j'ai rejeté cette expérience comme étant une folie. Le fait d'avoir rencontré le cadre de pensée de Noguchi par la suite m'a permis d'intégrer cette expérience.  Autrement dit les deux conférences de Noguchi m'ont servi pendant un temps de cadre de pensée pour interpréter mon expérience du lâcher-prise et lui donner sens dans ma vie -pour l'enraciner et lui donner une place dans mon existence. De cela je lui en suis gré.

  Mais ce ne fut qu'un temps. Un temps qui me paraît aujourd'hui très lointain. A ce jour je considère ces conférences comme de vieux souliers éculés: bon à jeter!..  En outre, maintenant que je mesure à quel point cette maudite question du sens nous bouffe et nous pourrit la vie, je trouve le sens (et surtout les pratiques qui en découlent) qu'a donné Noguchi au katsugen undo tout à fait étriqué et déplacé. Donc poubelle!

   Aujourd'hui, même si je constate les limites de son approche, force est d'admettre qu'il a fait du bon boulotSavoir lui rendre hommage ce n'est pas entretenir une admiration béate à son égard, c'est aussi savoir dire ce qui ne vas pas.

    Le mérite de Tsuda c'est d'avoir traduit deux conférences de Noguchi en français dans son livre le Triangle Instable. Désolé, en ce qui me concerne, pour Tsuda je ne vois rien d'autre. Le reste me semble bon à jeter.

   J'ai lu tous les livres de Tsuda, ils ne m'ont servi qu’à émailler mes dissertations de philosophie de citations quand j'étais en terminale. Dans la mesure où ils ne m'ont pas aidé je ne les recommande à personne.

   Soyons lui tout de même reconnaissant d'avoir écrit la phrase la plus stupide jamais écrite, que je vous offre ici en hommage, sans autre commentaire, juste histoire de savourer: "Pour s'initier au mouvement, il est souhaitable d'attendre que l'on ait atteint un certain degré de maturité mentale (...)". ... Applaudissements svp.

 

Leurs errements

    En un mot leur erreur commune est de s'être empaillés de leur vivant. Je m'explique: toute leur vie ils se sont comportés comme des "Maîtres", ils ont joué aux maîtres. Bloqués dans leur posture de références vivantes sur pattes, ils ont joués des rôles dans lesquels ils se complaisaient et pour lesquels ont les adulaient.

   A partir du moment où la confiance d'un groupe ou d'une personne se cristallise sur quelqu'un (un maître, un professeur, un gourou, un coach, un thérapeute...etc) tout ce qui émane de ce référent devient vérité, même ses âneries les plus grossières.

   Chez Tsuda c'est flagrant, il s'est tout permis. Je ne vais pas perdre mon temps à les référencer et à les discuter ici ce serait stérile, trop long et très ennuyeux. Je vais m'en tenir aux faits qui rassemblent Noguchi et Tsuda, et à la source du problème de l'automystification de Noguchi dont découle celle de Tsuda qui peroquettait le catéchisme de "ses maîtres" en y rajoutant sa sauce indigeste.

   Le plus visible aujourd'hui de l'héritage de ces messieurs, c'est que aujourd'hui n'importe quel guignol qui expérimente le Katsugen Undo se sent en droit -voire en devoir- de se comporter comme un prêcheur en ouvrant un échoppe avec pignon sur rue et de proposer des "Stages de Mouvement Régénérateur". Le discours publicitaire est déjà prêt, il suffit de piocher dans le discours des maîtres: vous me mettrez un peu de "santé" et d'auto-régulation", je prendrai aussi de la" sagesse du corps" et du "système moteur extrapyramidal" (ça fait pro!)... arrosez le tout d'abondantes citations et autres références aux maîtres incontestés et le tour est joué... par ici la monnaie, la bonne conscience et surtout le prestige (c'est à dire le pouvoir).

   Je sais de quoi je parle parce que j'ai été moi-même été contaminé par cette maladie consistant à vouloir "propager le mouvement régénérateur"... et de gagner un peu ma croûte au passage, faut pas déconner!! J'ai démissionné de ma propre mystification tout de suite après le premier "client"!

   Voyez fleurir les écoles, les associations, les "groupes de pratiquants", les particuliers pseudo-thérapeutes qui font leur beurre sur le dos du Katsugen Undo. Et vas-y que j't’écrive un livre, deux livres, trois, etc... et me voilà une référence en la matière, une autorité. C'est abject!

   Voilà le Katsugen Undo devenu un simple "produit" du supermarché du moins-pire-être, à côté de la méditation, du Taï Chi, de la réflexologie, de la gymnastique, etc... Tout cela grâce aux méthodes de "propagation" et à l'automystification de nos chers Maîtres...  Noguchi a lancé la mode, il a fait le premier pas, le reste en découle.

Itsuo Tsuda, un grand farceur!

      Voyons maintenant la rengaine sacro-sainte de Tsuda à propos du Katsugen Undo reprise par tous ses disciples aveugles: "sans connaissance, sans technique, sans but". Je la trouve a priori d'une justesse indiscutable (1). Mais voyons dans les faits de notre cher Maître ce que cela a donné:

                -"sans connaissance" pour Tsuda ça veut dire j'ouvre une "école"!!! L'école, lieu de transmission du savoir entre maîtres et élèves! "Sans connaissance" pour Tsuda ça veut dire j'écris 9 livres dans lesquels je me répands sur le "comment vivre" ('la maladie, le rhume, le bain, l'accouchement, etc...), dans lequel je définis ce qu'est un homme en bonne santé et ce qu'il n'est pas... Des livres remplis de mes idées et de mes conseils dans lesquels j'écris: "la meilleure des suggestions c'est de n’en faire aucune."...

               -"sans technique" pour le Maître ça veut dire "pratiquer le Katsugen Undo"! Il faudrait qu'on m'explique comment faire pour "pratiquer" une absence de technique... Et histoire de pousser l'absurdité un peu plus loin: tiens, si on pratiquait l'absence de méthode en groupe?!.. Encore mieux! Tiens si on organisait des stages!!!! et pourquoi pas payants en plus!!!!!!???... Le pire c'est que ça marche. Une bande de dégénérés!

    Est-ce que le vent pratique le souffle? Est-ce que le soleil pratique l'illumination? Est-ce qu'on pratique la pousse des cheveux, la digestion, la spontanéité?! Est-ce que je pratique la vie?...

                -"sans but" pour notre Autorité indiscutée ça a donné "régénérateur", "mouvement régénérateur". C'est à dire mouvement qui régénère, qui a pour fonction ou pour but de régénérer.

   On pourrait dire que je chinoise, que je bute sur des mots, mais ce serait renier le pouvoir des mots et surtout le pouvoir que cela donne à celui qui les utilise (la politique et le milieu du bien-être en sont les exemples les plus criants). D'autant plus que Tsuda a fait l'erreur de définir l'homme idéal  ("l'homme régénéré"?) qui s'avère être à ses yeux un mixte entre un homme du "type 9" et ses grands maîtres vénérés que sont Noguchi et Ueshiba. Dans ces livres il s'est appliqué à brosser le portrait de son idéal pour mieux nous refourguer ce qu'il estimait être les moyens pour y parvenir. Le "mouvement régénérateur" était juste un de ces moyens.

   Je ne veux surtout pas dire que Tsuda n'a rien compris au katsugen undo et que moi j'ai tout compris. De toute façon toute compréhension du katsugen undo est fausse (mienne comprise), parce que le katsugen undo précède notre faculté de comprendre et de donner un sens aux choses. Et qu'en dernière analyse notre faculté de comprendre découle elle-même, c'est à dire participe elle-même de la dynamique du katsugen undo. Je veux juste dire qu'il a beaucoup trop compris le  katsugen undo, il a beaucoup trop conceptualisé le katsugen undo, il a beaucoup trop  défini le katsugen undo, il a beaucoup trop dit ce que c'était et donc ce que ce n'était pas. Ce faisant il est passé à côté de la dynamique même katsugen undo, qui est Tout. Qui est la dynamique du Tout. Intrinsèque et inséparable du Tout. Le katsugen undo c'est le Vivant en mouvement, c'est le mouvement organique unitaire de la vie. Le définir c'est lui retirer par là-même occasion toute sa Force. 

   Trop sûr de lui et trop pressé de pouvoir jouer au Maître comme ses idoles, il ne s'est pas méfié de sa propre compréhension du katsugen undo. Il s'est trompé lui-même et il a emmené pleins de gogos dans son sillage. Voilà tout ce que je me contente de dire. Ce qui est difficile à entendre pour beaucoup, parce que cela dérange beaucoup d'illusions qui sont le socle-même de beaucoup d'organisations qui fleurissent au nom du  katsugen undo tout en le confisquant et le desservant.

   Voyez la traduction qu'il a donnée de ce terme! "Le mouvement régénérateur", cela sonne comme une sentence!! "Katsugen undo vous êtes condamné à n'être qu'une simili-technique de santé à côté de la gymnastique de mamie, du yoga de papi, et de la zumba transcendantale de tata Yvonne! Au nom de Noguchi, de Tsuda et du mouvement régénérateur, amen!"  

    Il a réduit le Katsugen Undo à une de ses fonctions: la régénération (sans lui-même la vivre à fond). Pour Tsuda le Katsugen undo n'est rien d'autre qu'un outil de santé. C'est pour cela qu'il a fait ça sauce perso en mêlant "le mouvement régénérateur", à la méditation, à l'Aïkido et je ne sais quoi encore, et qu'il a cherché des ponts entre toute ces techniques qu'il jugeait "centripètes", c'est à dire convergeant vers la même direction, vers le même centre énigmatique. Ce centre est le puit sans fond de sa bêtise et de son aveuglement, de sa croyance en son prétendu savoir.

   Il a dévié le Katsugen undo de son cours naturel. "Le mouvement régénérateur" n'a rien à voir avec le Katsugen Undo. Et Tsuda n'a rien à voir avec un "maître", c'était un clown. 

(Le fait que Tsuda est sur-élevé deux de ses semblables (ses Maîtres) pour mieux s'aveugler, que (par peur de sa Solitude) il n'est pas reconnu la souveraineté et l'autonomie de son expérience personnelle me le rend d'emblée indigne de respect. Tsuda s'est acharné à copier ses références sur pattes et non à vivre sa vie. Tsuda était un mime…)

(1) Manifestement j'ai changé d'avis: voir la chronique 8

13 avril 2015

7. Le corps est sans pourquoi. Le corps est sans parce que. suivi de: "à l'écart du noguchisme"

  Quoi de plus naturel que de se laisser aller, que de laisser fonctionner l'organisme en mode automatique?...

Sans se fixer de limite, sans respecter les buts énoncés par d'autres ni même ses propres buts.

Tant que cela à un sens dans notre expérience. Tant qu'on en ressent le besoin.

Le corps est sans pourquoi. Le corps est sans parce que.

 

A l'écart du noguchisme:

Quoi de plus naturel que de faire l'expérience du lâcher-prise dès que possible.

Dès que possible: quand c'est possible, peu importe quand; où c'est possible, peu importe où.

 Toute organisation autour du katsugen undo nuit au katsugen undo :

Toute organisation de la spontanéité nuit à la spontanéité.

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Vivre le Katsugen Undo. Lâcher-prise!
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